Le chat-robot mythique est de retour ! Vous connaissez sûrement Doraemon, au moins de vue. Cette icône culturelle Japonaise a bercé de nombreuses générations avec son humour et ses leçons de vie. Doraemon et le château sous-marin est le 45ème film de la licence, et il plonge le chat et ses amis dans un monde aquatique aussi merveilleux que surprenant.
Un monde sublime
Doraemon et le château sous-marin nous plonge, littéralement, dans un univers dépaysant et magnifique. Quand une épave est découverte, tous nos amis décident de partir camper sous la mer. Mais très vite, les problèmes s’enchainent et ils se retrouvent piégés dans une civilisation mystérieuse. Une civilisation qui va leur en apprendre bien plus qu’ils ne l’imaginaient.

Le monde aquatique est absolument sublime. Beaucoup de décors à l’aspect aquarellé, une attention particulière donnée aux couleurs… Et une animation d’une grande qualité. Rien d’étonnant venant de Shin-Ei Animation, mais c’est toujours un plaisir de constater la beauté de leur travail. Doraemon s’emprunt facilement de poésie avec cette esthétique presque mythologique, ce bleu profond, le style enfantin qui se mêle étrangement bien au style plus adulte.
A cela s’ajoute la musique de Takayoki Hattori qui transporte d’autant plus dans ce monde étrange. Et avec les voix de Brigitte Lecordier, Donald Reignoux et Emmanuel Curtil, on retombe vite en enfance. On notera d’ailleurs que toute la VF est exceptionnelle.
Un film doux-amer
La force de Doraemon c’est sa capacité à émerveiller comme à apprendre de grandes leçons d’humanité. Ici, chaque couche de divertissement, chaque rebondissement apporte sa propre leçon. Une approche qui ne prend pas le public jeunesse pour des idiots, loin de là. Doraemon et le château sous-marin est un film qui navigue intelligemment à travers sa narration malgré son mélange de tons. On passe d’un gentillet petit camping à un tête à tête avec une civilisation inconnue de manière fluide.
On a des personnages drôles, mais aussi d’autres plus complexes. On pense notamment à Buggy, la voiture sous-marin de Doraemon qui dépasse vite le stade de gadget pour devenir le personnage le plus touchant du film. En fait, ce film apporte de la beauté là où l’on ne l’attend pas. Il y a une véritable sincérité qui en ressort. C’est très doux et parfois ça fait aussi très mal. C’est en cela que ce sont des leçons de vie efficaces.

On a des réflexions profondes sur la conscience, l’amour en tant que concept et qu’émotion, la peur… Le tout très bien amené. C’est émouvant, au point ou parfois on peut lâcher quelques larmes. C’est aussi drôle bien sûr, mais cet aspect profond mérite d’être souligné, loin des clichés de l’animation jeunesse moderne.
Doraemon et la château sous-marin est vraiment une belle aventure douce-amère, magnifique, tendrement difficile. Il sera en salles le 7 octobre, dure un peu plus d’une heure et demie, et c’est un film à voir autant pour le divertissement constant que pour les émotions.
