Avec son positionnement haut de gamme, ses sticks interchangeables et ses nombreuses possibilités de personnalisation, la HEXGAMING ULTRA X vise clairement les joueurs exigeants.
Après plusieurs semaines d’utilisation sur Xbox et PC, notamment sur Fable 2 et Assassin’s Creed Black Flag, elle a fini par devenir ma manette principale. Mais à près de 200 €, quelques défauts sont difficiles à ignorer.

Tester une manette est toujours un exercice un peu particulier.
On peut parler de ses boutons, de ses gâchettes, de ses sticks ou de son ergonomie pendant des heures, mais ce qui compte réellement finit souvent par être beaucoup plus simple : est-ce qu’on a encore envie de l’utiliser une fois le test terminé ?
C’est précisément ce qui m’est arrivé avec la HEXGAMING ULTRA X.
Je ne voulais pas simplement passer quelques parties dessus avant de tirer une conclusion. Je l’ai utilisée comme n’importe quelle manette de mon setup, sur de longues sessions, parfois pendant plusieurs heures d’affilée.
Et pour ça, deux jeux m’ont particulièrement accompagné : Fable 2 et Assassin’s Creed Black Flag.
Deux titres très différents, mais aussi deux jeux auxquels je suis particulièrement attaché et sur lesquels le confort d’une manette se ressent immédiatement.
Une première impression clairement haut de gamme
Dès l’ouverture, HEXGAMING cherche clairement à faire comprendre que l’ULTRA X ne joue pas dans la même catégorie qu’une manette Xbox standard.
La boîte contient notamment plusieurs sticks interchangeables, accompagnés du manuel et de la documentation habituelle.
Mais c’est surtout la manette elle-même qui attire immédiatement l’attention.
Mon modèle arbore une finition rouge carmin, assez voyante sans devenir excessive. Le marquage ABXY conserve l’identité Xbox et l’ensemble possède un côté personnalisé qui correspond plutôt bien au positionnement de la marque.
En main, la première impression est également très positive.
La forme familière de la manette Xbox permet de retrouver immédiatement ses repères, tandis que les grips à l’arrière améliorent sensiblement la prise.
On comprend rapidement que l’ULTRA X a été pensée pour rester plusieurs heures entre les mains.
Et c’est justement sur ce terrain qu’elle m’a le plus convaincu.
Une manette que j’ai fini par utiliser tous les jours

Le meilleur compliment que je puisse faire à cette manette est probablement celui-ci : j’ai cessé de penser que j’étais en train de la tester.
Au fil des jours, elle est simplement devenue celle que je prenais lorsque je voulais jouer.
Sur Fable 2, par exemple, le confort fait réellement la différence. C’est le genre de jeu où l’on peut facilement enchaîner plusieurs heures entre exploration, combats et discussions avec les habitants d’Albion sans même voir le temps passer.
Sur ce type de longues sessions, l’ULTRA X se montre particulièrement agréable.
La prise en main reste confortable, la manette ne glisse pas et je n’ai pas ressenti de gêne particulière au fil des heures.
Un détail m’a également beaucoup plu : le silence des boutons.
Cela peut sembler secondaire sur une fiche technique, mais au quotidien, surtout lorsque l’on joue tard ou que l’on enregistre du contenu, la différence devient appréciable.
On évite cette sensation de boutons qui claquent constamment sous les doigts, ce qui rend l’utilisation beaucoup plus discrète.
Le grip est l’un de ses vrais points forts

S’il y a un élément qui m’a particulièrement convaincu, c’est le grip arrière.
Il apporte suffisamment d’accroche pour sécuriser la prise sans devenir désagréable.
Sur une session tranquille dans Fable 2, cela contribue simplement au confort général. Sur quelque chose de plus nerveux, comme certaines séquences de Black Flag, on ressent davantage l’intérêt d’avoir une manette qui reste parfaitement stable dans les mains.
Ce n’est pas spectaculaire.
Mais c’est typiquement le genre de détail qui distingue une bonne manette d’un produit que l’on apprécie vraiment sur la durée.
Les sticks interchangeables apportent une vraie flexibilité

Les sticks interchangeables font également partie des bonnes idées.
Tout le monde n’a pas les mêmes préférences en matière de hauteur ou de forme de stick, et nos besoins peuvent également varier selon les jeux.
Un RPG relativement posé comme Fable 2 ne demande évidemment pas exactement la même précision qu’un FPS compétitif ou qu’un jeu particulièrement nerveux.
Pouvoir adapter la configuration apporte donc un niveau de personnalisation supplémentaire qui correspond parfaitement à ce que l’on attend d’une manette de cette gamme.
Ce n’est peut-être pas indispensable pour tous les joueurs, mais une fois que l’on commence à connaître ses préférences, difficile de ne pas apprécier cette possibilité.
Quelques défauts difficiles à accepter à ce prix
L’ULTRA X n’est malheureusement pas parfaite.
Et à près de 200 €, certaines imperfections deviennent forcément plus difficiles à pardonner.
Le premier problème que j’ai rencontré concerne le bouton Home de mon exemplaire.
Il ne répond pas systématiquement comme il le devrait et il m’arrive de devoir appuyer plusieurs fois avant que la commande soit correctement prise en compte.
Ce n’est pas un problème qui rend la manette inutilisable, loin de là, mais sur un produit vendu à ce tarif, c’est le genre de détail qui se remarque immédiatement.
Je préfère néanmoins préciser qu’il s’agit de mon exemplaire de test : je ne peux pas affirmer que ce comportement concerne toutes les ULTRA X.
Des bloqueurs de gâchettes efficaces, mais parfois gênants
Autre réserve : les commandes permettant de modifier la course des gâchettes.
L’idée est intéressante.
Une course raccourcie peut être particulièrement utile sur certains jeux nécessitant beaucoup de réactivité, alors qu’une gâchette plus progressive peut être préférable dans d’autres situations.
Dans mon utilisation, j’ai néanmoins trouvé les mécanismes de blocage parfois légèrement gênants selon ma manière de tenir la manette.
Rien de rédhibitoire, et on finit progressivement par s’y habituer, mais leur position pourra être plus ou moins confortable selon les joueurs.
C’est typiquement le genre de détail qu’il serait intéressant d’essayer avant achat lorsque c’est possible.
Des piles sur une manette premium ?

Le choix de l’alimentation pourra également diviser.
Comme une manette Xbox classique, l’ULTRA X fonctionne avec des piles, sauf à utiliser une solution rechargeable compatible séparément.
Personnellement, cela ne m’a pas empêché de profiter de la manette.
Mais sur un produit qui approche les 200 €, je comprends totalement que certains attendent une batterie rechargeable intégrée.
À ce niveau de prix, devoir prévoir des piles ou acheter un système de batterie supplémentaire donne légèrement l’impression qu’il manque une pièce au package.
Et forcément, il y a le prix
Tout ramène finalement à la même question : est-ce qu’une manette à environ 200 € peut réellement justifier son tarif ?
La réponse dépend énormément du profil.
Pour quelqu’un qui joue occasionnellement et possède déjà une manette Xbox parfaitement fonctionnelle, il est difficile de considérer l’ULTRA X comme un achat indispensable.
Les fondamentaux restent les mêmes.
On ne devient pas soudainement meilleur simplement parce qu’on possède une manette plus chère.
En revanche, pour un joueur qui passe énormément de temps avec une manette entre les mains, qui accorde de l’importance au confort, à la personnalisation et aux sensations, la proposition devient beaucoup plus cohérente.
C’est un produit de passionné.
Et comme beaucoup de produits premium, son intérêt vient moins d’une fonction révolutionnaire que de l’accumulation de petites améliorations.
Verdict Une manette que j’ai continué à utiliser
Au final, la HEXGAMING ULTRA X m’a plutôt convaincu.
Pas parce qu’elle révolutionne la manière de jouer, mais parce qu’elle réussit quelque chose de beaucoup plus important pour moi : elle donne envie de continuer à l’utiliser.
Après le test, je ne l’ai pas remise dans sa boîte.
Elle est restée sur mon bureau.
Elle est confortable, silencieuse, agréable à prendre en main et les différentes options de personnalisation lui donnent ce supplément de caractère que l’on attend d’une manette premium.
Tout n’est pourtant pas irréprochable.
Le comportement du bouton Home sur mon exemplaire me dérange, les bloqueurs de gâchettes ne conviendront pas à toutes les prises en main et l’utilisation de piles me paraît difficile à défendre sur un produit aussi cher.
Et surtout, le prix autour des 200 € réserve clairement cette manette à un public précis.
Elle n’est donc pas indispensable.
Mais pour quelqu’un qui joue beaucoup, qui aime le matériel premium et qui cherche davantage de confort et de personnalisation qu’avec une manette Xbox classique, elle possède de vrais arguments.
Pour moi, le verdict tient finalement en une phrase : ce n’est pas seulement une manette que j’ai testée, c’est une manette que j’ai gardée dans mon setup.
Les plus
+ Excellent confort sur les longues sessions
+ Grip arrière particulièrement agréable
+ Boutons silencieux
+ Bonne sensation de qualité générale
+ Sticks interchangeables
+ Une prise en main familière immédiatement
Les moins
– Bouton Home capricieux sur mon exemplaire
– Bloqueurs de gâchettes parfois gênants
– Alimentation par piles discutable à ce tarif
– Près de 200 €, donc clairement pas pour tout le monde
