Il y a des jeux qui nous ramènent tout droit à une époque où on voyait le monde à une échelle si petite qu’elle s’apparentait à une échelle d’oiseau. C’est littéralement ce que fait The Merlies en nous faisant incarner un groupe d’oiseaux originaux dispersés après une tempête. Ils vont devoir se retrouver les uns les autres en explorant un univers gigantesque, tout en tentant de reconstruire un nid. Un jeu qui attendrit, mais rappelle aussi les leçons que nous ont appris les livres pour enfants.
Un wholesomevania créatif
The Merlies est un wholesomevania. Si vous êtes habitués aux metroidvania et aux merveilleuses mais parfois difficiles aventures à la Hollow Knight, ici vous pouvez souffler. Car le merveilleux est toujours présent, mais la démarche de gameplay est bien différente. L’exploration et la découverte sont mis au centre de l’histoire : The Merlies est un jeu sans combat. A échelle d’oiseau, c’est notre environnement qui nous challenge.

La réflexion repose sur les phases de plateforme et l’organisation en équipe. Une équipe qui peut se séparer comme se réunir en fonction des besoins du gameplay à un moment précis. Le jeu n’est pas particulièrement difficile, il demande de la réflexion mais accompagne bien son joueur. Avec des merlies qui ont chacun une capacité qui sera utile à un moment ou à un autre, on avance pour découvrir une carte plus grande que l’on aurait pensé.
Et l’immersion est parfaite. Les environnements sont aussi sublimes qu’impressionnants et on a vraiment l’impression d’avoir rapetissé. Et l’émerveillement est présent dans cette découverte permanente d’environ 10 heures.
Les merlies explorent donc un grand terrain de jeu qui nous rappelle avec poésie qu’on regarde le monde de haut, sans s’attarder sur sa beauté. Ils récupèrent des objets qu’ils ramènent dans leur nouveau nid. Ils servent de bâtiments avec des fonctionnalités (c’est l’un d’eux qui débloque la carte par exemple) et plus on en a, plus on peut lancer des signaux d’alerte qui appelleront de nouveaux oiseaux. On les retrouvera sur notre chemin et chacun apportera, comme dit précédemment, sa propre capacité.
Une histoire touchante et maitrisée
The Merlies parle d’un monde dévasté, d’oiseaux qui ont tout perdu et qui vont se serrer les coudes pour tout reconstruire. Au-delà de l’aspect écologique évident du jeu, on a une belle morale de solidarité digne du plus beau conte pour enfants. Le jeu emprunte une esthétique qui s’apparente aux livres de L’Ecole des Loisirs, mais elle véhicule aussi ses belles histoires. Le jeu est ponctué de cinématiques narrées comme un conte justement, et ça ajoute de la magie.

The Merlies est d’ailleurs assez accessibles aux plus jeunes, et constitue une belle porte d’entrée vers le platformer en termes d’accessibilité pure. Ca rappelle l’époque des Little Big Planet par l’aspect réconfortant et accessible (même si LBP était plus exigeant sur le long terme.)
L’immersion repose sur le game design qui nous rapetisse en tant que joueur et sur tout ce qui nous entoure. Ca passe par les bruits, les échelles de valeur, le gameplay qui nous challenge face à l’immensité. Et pour l’aspect histoire pour enfant ça passe par la musique enchanteresse, la direction artistique au global et l’atmosphère qui va avec.
On a testé The Merlies version Switch. C’est fluide, les seuls bugs rencontrés étaient des freeze rapides qui n’handicapaient pas la progression et qui étaient peu fréquents. Le jeu est également disponible sur Steam.
The Merlies est une jolie petite aventure qui conviendra à ceux qui ont besoin de stimuler leurs neurones en douceur dans un environnement réconfortant. Les amoureux de plateformes peuvent également y être sensibles, mais pas ceux qui recherchent la difficulté absolue. On ressort, en tout cas, heureux d’avoir joué à cette petite pépite.
