Clayface réalise un premier week-end encourageant pour DC Studios avec environ 43 millions de dollars récoltés dans le monde. Un résultat particulièrement intéressant pour un film au budget annoncé de 44 millions, porté par un méchant de Batman loin d’être aussi connu du grand public que le Joker. Après l’échec coûteux de Supergirl, cette approche plus raisonnable pourrait donner quelques idées à DC pour la suite.
Sorti le 23 octobre, Clayface s’installe directement en tête du box-office nord-américain. Le film aurait récolté environ 24 millions de dollars aux États-Unis et au Canada, auxquels viennent s’ajouter 19 millions à l’international.
Avec environ 43 millions de dollars dans le monde dès son premier week-end, le démarrage se situe dans la partie haute des premières estimations. Le chiffre prend surtout une autre dimension lorsqu’on le compare au budget du film, estimé à seulement 44 millions de dollars.
Cela ne signifie évidemment pas que Clayface est déjà rentable. Les recettes des salles ne reviennent pas intégralement au studio et les coûts marketing doivent également entrer dans l’équation. Mais pour une production DC de cette taille, le départ reste très encourageant.
Un méchant de Batman transformé en film d’horreur
DC Studios a également pris un risque assez différent de ses productions habituelles avec Clayface. Plutôt que de transformer Matt Hagen en prétexte pour produire un nouveau blockbuster à 200 millions de dollars, le film assume une véritable approche body horror avec une classification destinée à un public adulte.
L’histoire suit Matt Hagen après une violente attaque qui le laisse défiguré. Sa tentative de reconstruire sa vie va progressivement mener à la naissance du Clayface que connaissent les lecteurs de Batman.
Tom Rhys Harries incarne le personnage principal sous la direction de James Watkins. Mike Flanagan et Hossein Amini signent quant à eux le scénario.
Le résultat semble pour l’instant trouver son public. Le film obtient notamment un A- au CinemaScore, une note particulièrement solide pour une production horrifique, tandis que les premiers retours spectateurs sont également très positifs.

Après Supergirl, le contraste est assez violent
Ce bon démarrage intervient surtout quelques mois après une grosse déception pour DC Studios.
Supergirl, avec Milly Alcock, disposait d’un budget approchant les 200 millions de dollars. Le film a terminé sa carrière autour de 126 millions de dollars de recettes mondiales, devenant l’un des échecs importants du DCU en 2026.
À l’inverse, Clayface a été produit pour une fraction de cette somme. Son ouverture mondiale de 43 millions ne possède évidemment rien d’exceptionnel comparée aux plus gros films de super-héros, mais elle devient beaucoup plus intéressante lorsque le risque financier est nettement inférieur.
C’est peut-être là que DC tient quelque chose. Tous les personnages issus des comics n’ont pas besoin d’un budget gigantesque, d’une menace capable de détruire la planète et de quinze scènes remplies d’effets numériques.
Un personnage comme Clayface se prête parfaitement à un film plus petit, plus sombre et beaucoup plus spécialisé.
Le DCU peut-il profiter de films moins coûteux ?
Le plus intéressant sera donc de voir ce que James Gunn et Peter Safran retiendront de cette expérience.
Depuis le lancement du nouveau DCU, l’un des objectifs affichés consiste à proposer des productions avec des tonalités très différentes. Superman peut rester lumineux et accessible tandis que Clayface pousse l’univers vers quelque chose de beaucoup plus sombre et dérangeant.
Le fait que les deux puissent exister dans le même univers permet surtout à DC de ne pas chercher à reproduire exactement la même formule à chaque film. Et économiquement, des projets plus modestes peuvent aussi limiter les dégâts lorsqu’un personnage attire moins de monde que prévu.
Clayface montre surtout qu’un film de super-héros n’a pas besoin de coûter une fortune pour attirer l’attention.
Avec Halloween qui arrive seulement quelques jours après son lancement et un bouche-à-oreille plutôt positif, le film possède encore de bonnes conditions pour poursuivre sa carrière en salles.

Un premier week-end encourageant, pas encore une victoire définitive
Il faudra néanmoins attendre plusieurs semaines avant de réellement parler de succès commercial. Un bon premier week-end n’empêche pas une chute importante par la suite, et Clayface doit encore récupérer les coûts liés à sa distribution et à sa promotion.
Mais contrairement à une production dépassant les 150 ou 200 millions de dollars, le film n’a pas besoin d’aller chercher des chiffres complètement démesurés pour espérer trouver son équilibre.
C’est probablement la leçon la plus intéressante de ce lancement. Après plusieurs années pendant lesquelles Hollywood a constamment gonflé les budgets des adaptations de comics, Clayface revient à quelque chose de plus mesuré : prendre un personnage, trouver le genre qui lui correspond et adapter le budget en conséquence.
Si le film confirme son bon démarrage dans les prochaines semaines, DC Studios pourrait avoir trouvé une formule particulièrement intéressante pour explorer les personnages moins connus de son catalogue sans transformer chaque projet en pari financier à plusieurs centaines de millions de dollars.
